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"Pour un État moderne et représentatif de la population" - L'invité du 24 Heures (23.12.21)

  • olivierbolomey
  • 28 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Texte publié:


Cet automne, le Grand Conseil a révisé la loi sur l’exercice des droits politiques, débat durant lequel il a surtout été question de  transparence dans le financement des partis et des campagnes électorales. Or, concernant les autres aspects de la loi,  les député∙e∙s n’ont adopté que des «mesurettes», comme un bulletin unique pour l’élection au Conseil d’État, avec une mise en vigueur prévue pour 2023… soit un an après les prochaines élections cantonales! 

  

On pourrait attendre d’un parlement élu au suffrage universel qu’il soit un peu plus prompt à réformer un système hérité du XIXe siècle. Le fonctionnement actuel des élections – au système majoritaire pour les municipalités et le Conseil d’État, à la proportionnelle dans des arrondissements pour le Grand Conseil – profite essentiellement à la coalition PLR-PS – et ne laisse que des miettes aux autres forces politiques. Un tel système n’est pas en adéquation avec une démocratie moderne et libérale. 

  

 «Permettre une meilleure représentativité des opinions, ainsi que sortir de l’opposition stérile gauche/droite.»   

 

Fruits de longues tractations, les arrondissements et sous-arrondissements électoraux ont été taillés sur mesure pour favoriser le clientélisme de certains partis. Le quorum de 5% imposé pour les élections au Grand Conseil et aux conseils communaux élus à la proportionnelle favorise ces mêmes partis au détriment d’autres. Pourtant, des solutions pragmatiques existent et elles ont fait leur preuve dans d’autres contextes. 

  

Premièrement, il faut abandonner – ou du moins abaisser – le quorum de 5% pour les élections à la proportionnelle. Cette réforme permettrait une meilleure représentativité des opinions, ainsi que de sortir de l’opposition stérile gauche/droite, car les majorités ne seraient plus si simples à composer. Si un quorum était conservé, il faudrait permettre, dans le cas d’apparentements, le cumul des pourcentages des listes apparentées entre elles. 

  

En outre, la suppression des arrondissements électoraux est à envisager. Dans ce cas, les Vaudoises et les Vaudois seraient appelé∙e∙s à élire directement les 150 député∙e∙s. Libre à eux de voter pour la liste d’un parti ou de faire une liste panachée. Ce mode d’élection ne devrait pas désavantager les régions, car ce serait aux partis de proposer des listes équilibrées et diversifiées. 

  

Vers davantage de biodiversité politique

 

Enfin, l’élection à la proportionnelle des exécutifs permettrait une plus grande biodiversité politique, tout en favorisant une concurrence saine entre les partis et en arrêtant le jeu des alliances généralement peu compréhensible pour les électrices et les électeurs. 

  

Nous l’avons vu ces dernières années, de nombreux dossiers, dont celui de la transition énergétique, prennent du retard. Notre démocratie a besoin d’un nouveau souffle et cela passe par une juste représentation de la population dans nos instances politiques. Espérons que le Grand Conseil qui sera élu le 20 mars prochain aura le courage d’adapter nos institutions aux défis du XXIe siècle! 


Olivier Bolomey, Secrétaire de la section Grand Lausanne du Parti vert’libéral

 
 
 

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