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"Contribution de solidarité des employés de l’État: l’arbre qui cache la forêt" - L'invité du 24 Heures (10.12.25)

  • olivierbolomey
  • 28 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Texte publié:


Depuis plusieurs semaines, les syndicats de la fonction publique organisent des grèves et des manifestations de plus en plus violentes pour dénoncer la «contribution de solidarité» que le Conseil d’État veut prélever sur les salaires de ses employées et employés – soit 0,7% par mois à partir de la classe 6 du barème des salaires du canton. Rappelons ici que, chaque année, ces mêmes employées et employés reçoivent des augmentations automatiques dénommées «annuités» et que souvent leurs salaires sont ajustés au renchérissement du coût de la vie. 

  

Je déclare à présent mes intérêts: je travaille pour une institution financée à 95% par l’État de  Vaud. Et j’ai également travaillé auparavant pour différents services cantonaux. 

  

Ce que l’on peut en premier lieu constater: de nombreuses fonctions, notamment les infirmiers, les enseignants et les agents de police sont parmi les moins bien payés de notre pays. Or, il n’y a pas de raison objective à cela: le travail dans un hôpital, dans une classe ou dans la rue auprès de la population est le même partout en Suisse. 

  

En revanche, ce qu’il faut aussi constater: Vaud est un des cantons qui a le plus de fonctionnaires en comparaison intercantonale. Ces derniers ne sont pas suffisamment responsabilisés et autonomes: dans la majorité des services, le nombre d’échelons hiérarchiques doit être réduit et les procédures internes allégées. De plus, les employées et les employés de l’État ne doivent plus être contrôlés sur leur nombre d’heures de présence, mais rendre des comptes sur les missions et les tâches qui leur sont attribuées. Ce type de management permet de gagner en efficacité – et diminue de facto le nombre de postes notamment administratifs. 

  

Accélérer la digitalisation

 

En outre, la digitalisation de l’administration doit être accélérée. Le numérique permettra à l’État de gagner en efficacité et de raccourcir les délais de traitement – ce qui sera en faveur des Vaudoises et des Vaudois. 

  

Enfin, l’instauration d’objectifs et le développement de plans de carrières doivent être une priorité. La formation continue doit être promue dans le but d’améliorer les prestations. Ce n’est malheureusement pas le cas dans de nombreux domaines et les employées et employés de l’État ne peuvent prétendre à aucun «bonus». Au lieu de distribuer à toutes et à tous des annuités, il serait plus pertinent de les lier aux objectifs fixés et au développement professionnel. 

  

Ces propos ont résolument pour but de dépasser les discussions stériles qui ont cours dans le cadre du budget 2026 et de provoquer un débat pour une fonction publique moderne et en phase avec les réalités cantonales. C’est au Conseil d’État de prendre ses responsabilités et de fixer des priorités – en revalorisant certains métiers essentiels pour le service à la population et en diminuant le nombre de postes dans d’autres secteurs. Mais, pour cela, il faut une vision à long terme et du courage politique: deux éléments qui manquent cruellement à notre gouvernement! 


Olivier Bolomey, Président PVL-VD

 
 
 

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