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Nos relations avec l’Europe: science-fiction ou réalité?

  • olivierbolomey
  • 23 mai
  • 2 min de lecture

Suisse, an 2050 : À la suite de l’acception de l’initiative « Pour une Suisse à 10 millions d’habitants » en 2026, quelques 9,8 millions de personnes ont la « chance » de vivre dans notre pays... Une chance toute relative : jugez-en par vous-même !

 

Plus de la moitié de la population résidente est à l’AVS et dispose de revenus plus que modestes. Au vu du déséquilibre entre les générations, les caisses sont vides. Le Parlement ne sait toujours pas comment verser de façon durable la 13e rente pourtant acceptée en votation populaire en 2024. On parle également d’une énième baisse du taux de conversion du 2e pilier faisant craindre le pire pour le pouvoir d’achat des personnes à la retraite. Le système de santé est mis à rude épreuve et la qualité des soins est en baisse à cause du manque de personnel qualifié dans ce domaine. Néanmoins, les primes d’assurance-maladie sont à la hausse chaque année au vu de la population vieillissante.

 

Beaucoup de bistrots ont dû fermer leurs portes faute de main d’œuvre suffisante sans parler des centaines de chantiers à l’arrêt notamment pour les mêmes raisons. Au vu de la limitation de la population, plus personne ne construit de nouveaux logements : trouver un appartement en bon état et à un prix abordable est toujours impossible. L’auto-suffisance alimentaire est encore plus basse, car les exploitations agricoles ont dû limiter leurs productions également par faute de main d’œuvre.

 

Les embouteillages en continu sur les autoroutes et les trains bondés en permanence sont la conséquence de l’augmentation du nombre de frontaliers – de nombreuses personnes ne pouvant plus s’installer en Suisse. Les régions frontalières sont donc transformées en gigantesques campings – sans parler des situations rocambolesques aux douanes avec la fin de la libre circulation des personnes. De plus, la situation est très tendue aux frontières : la Suisse ayant aussi renoncé aux accords avec l’Europe dans le domaine migratoire se retrouve seule à gérer des flots toujours plus importants de demandeurs d’asile et de réfugiés climatiques et politiques.

 

Enfin, les étudiant-e-s et les chercheuses-chercheurs sont privés d’opportunités étant donné que l’UE a limité la participation de la Suisse à ces programmes de type Erasmus. Il s’en suit une baisse de l’innovation qui impacte négativement notre économie.

 

Pénurie de logements, concurrence sur le marché du travail et saturation des transports : cette initiative prétend apporter des solutions, mais, en réalité, elle ne fait qu’aggraver les problèmes existants. Bien entendu, ne rien faire n’est pas une solution non plus. Nous devons avoir le courage d’agir pour simplifier les procédures et accélérer la construction de logements abordables pour tout le monde, favoriser l’embauche des personnes résidant en Suisse et faciliter leur équilibre entre vie professionnelle et familiale, ainsi que développer massivement les infrastructures de transports publics. Le 14 juin, évitons que la fiction ne dépasse la réalité : votons NON à l’initiative du « chaos » !

 

Olivier Bolomey, Président PVL-VD



 
 
 

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