"Le système scolaire du futur: entre autonomie et innovation" - L'invité du 24 Heures (02.05.22)
- olivierbolomey
- 28 déc. 2025
- 2 min de lecture
Texte publié:
Alors que la répartition des départements – et plus particulièrement l’attribution du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) – va être le premier défi du Conseil d’État nouvellement élu, le moment semble opportun d’apporter quelques propositions concernant l’école vaudoise.
Ces dernières années, de nombreux projets ont été bloqués ou freinés par une administration fortement centralisée. Le premier défi consiste à réformer le pilotage du système scolaire pour laisser plus d’autonomie aux établissements. En effet, le manque d’autonomie et un système fortement hiérarchisé freinent la mise en œuvre de projets locaux et innovants*.
«Répondre aux besoins des élèves en développant des projets innovants et des solutions adaptées au contexte local.»
Avec l’autonomie des écoles, on table sur une plus grande implication et responsabilisation des actrices et des acteurs internes au système (élèves, enseignant∙e∙s, membres des directions), mais aussi des personnes externes (parents, responsables politiques dans les différentes communes, etc.). Cette plus grande implication permettra de répondre aux besoins des élèves en développant des projets innovants et des solutions adaptées au contexte local.
Le deuxième défi concerne la formation des enseignant∙e∙s. En effet, elles et ils ont un rôle déterminant à jouer dans la réussite des élèves. Actuellement, leur formation n’est pas toujours suffisante pour répondre entièrement à tous les enjeux (école inclusive, pédagogies du projet, enseignement orienté sur les compétences, etc.) et elle doit être renforcée. De même, la formation continue devrait être obligatoire et davantage valorisée.
Compétences nouvelles
Concernant l’orientation professionnelle, il apparaît primordial de préparer les élèves et les personnes en formation à développer de nouvelles compétences répondant aux réels besoins du XXIe siècle – notamment dans les domaines de la transition écologique et du numérique. En outre, tous les élèves du secondaire 1 (de 12 à 16 ans) – peu importe la filière suivie – devraient régulièrement effectuer des stages dans des entreprises. En effet, la réussite économique de la Suisse est basée sur une formation duale de qualité. De nos jours, de moins en moins d’élèves de notre canton s’engagent dans un apprentissage, privant les entreprises de main-d’œuvre de qualité pour le futur, entre autres dans les domaines précités.
Enfin, une culture de la mobilité doit être instaurée à tous les niveaux. Les échanges linguistiques notamment avec la Suisse alémanique doivent être développés du primaire au tertiaire, afin de renforcer la cohésion nationale et promouvoir un enseignement des langues basé sur la communication. Les entreprises et les administrations cantonales sont également appelées à jouer un rôle en favorisant les échanges d’apprenti∙e∙s et de collaboratrices∙teurs à travers la Suisse, voire à l’étranger.
Olivier Bolomey,
Secrétaire des Vert’libéraux – section Grand Lausanne &
coordinateur du groupe de travail «éducation et formation» – PVL-VD.



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