top of page
Rechercher

"Le «modèle 10+4» doit prévaloir pour le gymnase" - L'invité du 24 Heures (31.08.23)

  • olivierbolomey
  • 28 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Texte publié:


Après plusieurs mois de consultation, le Conseil fédéral et la Conférence intercantonale de l’instruction publique ont adopté, à la fin de juin, les nouvelles ordonnances régissant la maturité fédérale. Le point le plus emblématique: l’obligation de passer quatre ans dans un gymnase pour obtenir la maturité. Alors que le Canton de Vaud propose un cursus en trois ans, quelles sont les alternatives possibles? 

  

Plus que le nombre d’années, l’adéquation de l’enseignement gymnasial devrait aussi être interrogé. Les élèves seront-ils mieux préparés à rédiger un texte scientifique ou davantage aptes à communiquer oralement en passant une année de plus à analyser des œuvres littéraires ou la grammaire allemande? Nous nous permettons d’en douter fortement. 

  

 «La réforme de la maturité doit s’accompagner de changements dans les programmes.»   

 

La réforme de la maturité doit s’accompagner de changements dans les programmes. Ainsi, les échanges linguistiques devraient être davantage soutenus, voire obligatoires pour tous les élèves. De plus, les cours dispensés devraient permettre rapidement une spécialisation – garantissant aux élèves une meilleure préparation pour la suite de leurs études. 

  

Sans parler des liens à créer avec l’orientation professionnelle: des stages devraient également être effectués dans différents domaines, afin de faciliter le choix pour la formation suivante et diminuer le «tourisme» entre facultés universitaires. 

  

Au niveau de l’école vaudoise, une réforme sera également nécessaire. Si dans quelques cantons romands on a adopté le «modèle 11+4» (soit onze ans de scolarité obligatoire suivie de quatre ans d’école de maturité), de nombreux cantons en Suisse alémanique mettent en œuvre le «modèle 10+4» (soit dix ans d’école et quatre ans de gymnase). Ce dernier modèle n’est pas remis en question – et il présente de nombreux avantages pour notre canton. 

  

En effet, à l’heure où se profilent des pénuries de personnel dans tous les domaines et en particulier dans les métiers de la transition écologique, il semble peu opportun d’augmenter des cursus d’études déjà de plus en plus longs. En outre, le «modèle 10+4» permettrait de rouvrir le chantier du secondaire 1 à deux voies, qui souffre toujours de problèmes d’organisation. 

  

Solution pragmatique

 

En effet, la 9e et la 10e année deviendraient un cycle d’orientation. Ainsi, à la fin de la 10e, une partie des élèves partirait au gymnase régional, tandis que la majorité des élèves resterait à l’école locale, afin de se préparer aux apprentissages et aux écoles de culture générale. Cette réforme – couplée à des mesures favorisant les liens avec le monde professionnel – aurait sans doute pour avantage de revaloriser les apprentissages et d’augmenter le nombre d’élèves suivant ces formations. 

  

Alors, plutôt que d’augmenter le nombre d’années d’études, osons une solution pragmatique qui aura des répercussions positives pour l’ensemble de notre canton! 


Olivier Bolomey, Vice-président des Vert’libéraux vaudois

 
 
 

Commentaires


bottom of page